
- Belle-Île en mer | septembre 2025
Ils sont de plus en plus savants, de plus en plus astucieux et de plus en plus menteurs… Les chatbots, ces agents conversationnels nourris d’intelligence artificielle, nous baladent toujours plus loin dans la réalité artificielle. NewsGuard, une start-up consacrée à la lutte contre l’infox, a déniché, lors d’une expérience récente, des fausses infos à la tonne parmi les renseignements donnés par ces robots-répondeurs. Le plus célèbre, ChatGPT, profère 40 % de fake news, Perplexity atteint 47 %, et Inflection AI culmine à 57 % de baratin ! A l’inverse, le français Mistral (37 %) et surtout Gemini (17 %) et Claude (10 %) sont moins généreux en bobards.
Les IA de Google et de ses concurrents fournissent désormais aux internautes des résumés très complets des contenus publiés par des médias en ligne. Plus besoin de cliquer, et encore moins de payer, pour avoir accès au travail des journalistes : il suffit de demander l’info à Grok ou à Google AI Overviews. Résultat : une partie de la population – les jeunes en particulier – boude de plus en plus la presse payante et privilégie des chatbots nourris à l’IA. Outre-Atlantique, le site Business Insider a déjà annoncé une baisse de plus de 20 % de ses effectifs « pour faire face à une baisse extrême du trafic » (« Les Echos »). Certains titres craignent même une prochaine disparition totale du trafic provenant de Google.
« La chance privilégie l’esprit préparé ». Ces quelques mots pourraient résumer l’incroyable carrière de la photographe Jane Evelyn Atwood. Elle arrive en France en 1971, à 24 ans et commence à travailler aux P.T.T. (alors La Poste) et achète un appareil photo.
Confrontées à un patriarcat profondément enraciné et à une exclusion systémique de la vie publique – accentuée par le conflit au Tigré, une guerre civile qui a fait au moins 600 000 morts et des millions de déplacés ces dernières années –, les Addis Girls Skate ont créé un formidable espace d’expression et de sororité.
L’idée de cette taxe vient d’un constat, rappelé par Gabriel Zucman dans nos colonnes : « Les ménages ultrariches supportent un taux de prélèvements obligatoires inférieur à celui du reste de la population. » Grâce à des stratégies d’optimisation fiscale, ils échappent légalement à certains impôts, notamment en plaçant leurs dividendes dans des holdings qui leur appartiennent. La taxe Zucman viendrait ainsi rétablir le principe d’égalité devant l’impôt inscrit dans la Constitution, et limiter des inégalités grandissantes.
« Nous vivons un moment historiquement exceptionnel. Peu importe ce que l’on pense des mérites de l’IA ou de l’expansion explosive des centres de données, l’ampleur et la rapidité du déploiement de capitaux dans une technologie qui se déprécie rapidement sont remarquables. Ce ne sont pas des chemins de fer ; nous ne construisons pas des infrastructures pour un siècle. Les data centers pour la GenAI sont des installations à durée de vie courte et à forte intensité d’actifs, reposant sur des technologies dont les coûts diminuent et nécessitant un remplacement fréquent du matériel pour préserver les marges. »
“Si personne n’embauche plus de jeunes développeurs, vous allez arriver à un point où vous n’aurez plus de développeurs seniors non plus parce que vous aurez complètement asséché le pipeline de jeunes talents.”
Un corps de 23 centimètres, 32,5 centimètres pattes comprises : c’est officiellement le plus grand insecte connu de France. Un phasme fraichement décrit de Guyane, *Phanocloidea lobulatipes *de son nom latin.
Le Collectif PAP est un think tank qui rassemble une centaine de membres (agronomes, paysagistes, architectes, urbanistes et chercheurs en sciences sociales…). Les « papistes » arpentent les territoires depuis 10 ans pour identifier et analyser comment se construisent les « paysages de l’après-pétrole »
« En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l’école et parfois à l’université et qui n’ont même pas les compétences en littératie [compétences à l’écrit, NDLR] d’un enfant de 10 ans », a relevé Andreas Schleicher, directeur du département d’Éducation et des compétences de l’OCDE, lors de la présentation.
Selon les données officielles, 6,52 % des chauffeurs, soit environ 2,5 millions de personnes, déclarent travailler avec leur épouse. Un chiffre très probablement sous-estimé, car leur présence n’est généralement pas déclarée.
On lui a même trouvé des parfums de mort. Mais aujourd’hui, on lui attribue de nouvelles vertus et cela se voit à au moins quatre indices : on le promeut un peu partout (jusque dans la cosmétique !), chacun d’entre nous est invité à prendre grand soin de son précieux microbiote intestinal, il existe désormais des « fêtes de la fermentation » et d’aucuns en viennent même à fonder une vision positive du pourri. Avec Anne-Sophie Moreau pour son livre : « Fermentations : Kéfir, compost et bactéries : pourquoi le moisi nous fascine » (Seuil, 2025).
Il risultato è spettacolare: gli osteoblasti tornano a lavorare intensamente, producendo nuovo collagene e depositando minerali per irrobustire la struttura ossea. Contemporaneamente, viene aumentata la produzione di osteoprotegerina, una molecola che “blocca” l’attivazione degli osteoclasti distruttivi.
[Deepl] Le résultat est spectaculaire : les ostéoblastes se remettent à travailler intensément, produisant du nouveau collagène et déposant des minéraux pour renforcer la structure osseuse. Dans le même temps, la production d’ostéoprotégérine, une molécule qui « bloque » l’activation des ostéoclastes destructeurs, est augmentée.
Mais qu’est-ce que la biologie contemporaine comprend du vieillissement ? Celui-ci est-il en partie programmé dans l’organisme ? Dépend-il des facteurs contingents, notamment liés à l’environnement ? Et pourrait-on ralentir sa dynamique ? Avec Clémence Guillermain, docteure en philosophie des sciences, qui vient de publier : Le Vieillissement n’est pas une maladie (PUF, 2025)
Bref, la prochaine fois que Windows vous demande une autorisation pour un truc bizarre, réfléchissez-y à deux fois parce qu’entre un simple WinMail.exe des familles et une infrastructure d’espionnage complète, la frontière est devenue sacrément mince.
Les désignations péjoratives de baragouin et de jargon employées dans les colonies de peuplement en référence au parler basilectal des populations serviles africaines étaient aussi utilisées en France métropolitaine pour les « patois » constitués des langues celtiques et de certaines variétés néolatines. D’ailleurs, l’abbé Grégoire (1794) rapporte que la plupart des sujets français ne parlaient pas encore la langue du roi, c’est-à-dire le français.
Les secrets du jardin médicinal de Dachau éclaboussent Weleda. L’entreprise de cosmétiques naturels fondée il y a plus d’un siècle a commercé avec le laboratoire SS qui exploitait la plantation où travaillaient les détenus du camp de concentration.
AI raters at GlobalLogic are paid more than their data-labeling counterparts in Africa and South America, with wages starting at $16 an hour for generalist raters and $21 an hour for super raters, according to workers. Some are simply thankful to have a gig as the US job market sours, but others say that trying to make Google’s AI products better has come at a personal cost. “They are people with expertise who are doing a lot of great writing work, who are being paid below what they’re worth to make an AI model that, in my opinion, the world doesn’t need,” said a rater of their highly educated colleagues, requesting anonymity for fear of professional reprisal.
[Deepl] Les évaluateurs d’IA chez GlobalLogic sont mieux rémunérés que leurs homologues chargés de l’étiquetage des données en Afrique et en Amérique du Sud, avec des salaires commençant à 16 dollars de l’heure pour les évaluateurs généralistes et 21 dollars de l’heure pour les super-évaluateurs, selon les travailleurs. Certains sont simplement reconnaissants d’avoir un emploi alors que le marché du travail américain se détériore, mais d’autres affirment que leurs efforts pour améliorer les produits d’IA de Google ont un coût personnel. « Ce sont des personnes compétentes qui font un excellent travail de rédaction, mais qui sont payées en dessous de leur valeur pour créer un modèle d’IA dont, à mon avis, le monde n’a pas besoin », a déclaré un évaluateur à propos de ses collègues hautement qualifiés, demandant à rester anonyme par crainte de représailles professionnelles.
Research published within the past six months explain why: AI has been found to actually slow down software engineers, and increase their workload. Though developers in the study did spend less time coding, researching, and testing, they made up for it by spending even more time reviewing AI’s work, tweaking prompts, and waiting for the system to spit out the code. […] Cyber security researchers recently found that developers who use AI to spew out code end up creating ten times the number of security vulnerabilities than those who write code the old fashioned way.
[Deepl] Des recherches publiées au cours des six derniers mois expliquent pourquoi : il a été démontré que l’IA ralentit en réalité le travail des ingénieurs logiciels et augmente leur charge de travail. Bien que les développeurs participant à l’étude aient passé moins de temps à coder, à faire des recherches et à tester, ils ont compensé cela en passant encore plus de temps à vérifier le travail de l’IA, à modifier les invites et à attendre que le système génère le code. […] Des chercheurs en cybersécurité ont récemment découvert que les développeurs qui utilisent l’IA pour générer du code finissent par créer dix fois plus de failles de sécurité que ceux qui écrivent du code à l’ancienne.
Dans la veine d’un Bernard Stiegler, Anne Alombert poursuit sa critique de l’IA en rappelant qu’en déléguant nos pratiques d’écriture et de lecture à des machines, en ne les exerçant plus, on désapprend à écrire et à lire, donc à penser. Et que si nous voulons continuer à penser, il nous faut imaginer et développer d’autres technologies algorithmiques que celles qui nous sont imposées par les sociétés gafamesques d’ici ou d’ailleurs.
Les technophiles aiment rappeler la longue histoire du scepticisme injustifié à l’égard de la technologie et de son impact sur l’éducation. L’un de leurs exemples préférés est Platon, qui se plaignait des effets néfastes de l’écriture, arguant que le fait de stocker des faits et des arguments sur des rouleaux de papier éroderait la capacité de mémorisation des élèves. Mais ce n’est pas parce que Platon avait tort il y a deux mille ans que les inquiétudes d’aujourd’hui sont infondées.
Insomma, anche gli ultimi resistenti al rinnovamento, ancorati fino all’ultimo a montagnette di caffè bruciato compresse in moke non lavate da anni, ormai sono circondati, e oggi ne abbiamo un’ulteriore prova: a diffondere un opportuno “decalogo del buon espresso”, pensato per tutelare i clienti e i bravi professionisti, oggi non è la Specialty Coffee Association né una qualche associazione di degustatori gastrofighetti, bensì il Codacons, più importante associazione italiana di difesa dei consumatori.
[Deepl] En somme, même les derniers résistants au renouveau, accrochés jusqu’au bout à des monticules de café brûlé compressés dans des cafetières non lavées depuis des années, sont désormais encerclés, et nous en avons aujourd’hui une nouvelle preuve : ce n’est pas la Specialty Coffee Association ni une association de dégustateurs gastronomiques qui diffuse aujourd’hui un « décalogue du bon espresso », conçu pour protéger les clients et les bons professionnels, mais le Codacons, la plus importante association italienne de défense des consommateurs.
Plus débattue que jamais, la taxation des ultrariches affole les gardiens de l’ordre fiscal, qui vont jusqu’à recourir à des arguments biaisés et à des données erronées. […] La taxe ne rapporterait pas les 20 milliards promis, mais seulement 5 milliards. D’où provient cette estimation ?
Réponse : d’une interprétation erronée d’une récente note signée par le Conseil d’analyse économique (CAE). Ses auteurs ont montré deux choses importantes : taxer davantage les riches ne les fait pas fuir, les stratégies d’exil fiscal sont très minoritaires ; pour celles et ceux qui partent, cela a un effet marginal sur l’économie française. En clair, l’inverse de ce que défendaient les anciens ministres de l’Economie et des Comptes publics Eric Lombard et Amélie de Montchalin.
“La considération ne devrait pas se limiter à une poignée de main avec les dirigeants”, insiste encore l’auteur, qui juge que “la considération doit se matérialiser à travers des mesures concrètes, comme le taux de remboursement des soins médicaux ou l’attention de la société vis-à-vis des personnes âgées et handicapées.”
Quand nous avons grandi, notre père nous montrait les photos et il disait : « Voilà le jour où nous nous sommes mariés. Regardez comme votre mère était belle ! Et regardez comme votre père était beau ! » On rigolait de leur façon de s’habiller, qui avait bien changé. Et moi, je rêvais de faire la même chose avec mes enfants, quand ils seraient un peu plus grands.
Les jeunes font face à des difficultés financières croissantes : études coûteuses, logement hors de prix, insertion professionnelle compliquée. Heureusement, une multitude de dispositifs d’aide existent. Mais encore faut-il les connaître et savoir comment en bénéficier.
Cette découverte, publiée dans la revue Antiquity, apporte enfin la preuve tangible d’un pan méconnu de la cruauté des spectacles romains et pose une question plus large : si nous jugeons aujourd’hui ces pratiques révoltantes, comment nos propres divertissements seront-ils perçus dans quelques siècles ?
Cette vélocité est telle qu’elle dépasse les armements conventionnels, notait la DGA il y a deux ans. Par exemple, un missile de croisière naval évolue à Mach 0,8, tandis que l’Aster file de Mach 3 à Mach 4,5 selon sa version. Le projectile lancé par un canon électromagnétique peut foncer à Mach 5 ou 7 – au-delà de Mach 5, c’est le domaine de l’hypersonique.
« Face au contexte de surpopulation carcérale, il a été décidé d’augmenter les capacités d’accueil », a-t-il rappelé. Le directeur a alors évoqué le projet de remettre en place les placements extérieurs à Belle-Ile-en-Mer. Il s’agit pour les détenus d’aller purger une partie de leur peine sous ce régime et de participer à des chantiers de réinsertion.
La dénonciation des injustices intergénérationnelles s’appuie sur différentes statistiques dont l’une, centrale, mérite que l’on s’y arrête : le taux d’épargne des retraités. Les harpagons de la répartition auraient tellement augmenté leur taux d’épargne que celui-ci serait devenu « le plus élevé » de toutes les classes d’âge, atteignant 25 % ou même 30 %… Une « anomalie » qui témoignerait de la générosité excessive des pensions dont bénéficient les boomers. Celles-ci seraient à ce point confortables qu’elles permettraient de mettre beaucoup d’argent de côté… même après être parti en croisière !
Etonnamment, bien qu’elle soit largement reprise dans le débat public, cette affirmation ne repose pas sur une statistique officielle, car ni l’Insee ni aucun organisme officiel ne publient un taux d’épargne des retraités.
Dernier en date, le décret sur les polluants éternels les PFAS, publié mardi 9 septembre au Journal officiel. Ne tenant aucunement compte de la consultation publique qui s’est tenue du 7 août au 5 septembre, la version publiée et signée par la ministre de la transition écologique démissionnaire, Agnès Pannier-Runacher, réduit considérablement la portée de la loi votée en février, qui ouvrait pourtant la voie à une réduction importante de ces substances per- ou polyfluoroalkylées dans les rejets industriels.
Au-delà de l’obligation immédiate faite à la puissance publique, cet arrêt entérine des constats scientifiques en reconnaissant « une contamination généralisée, diffuse, chronique et durable des eaux et des sols » par les produits phytopharmaceutiques, une « diminution de la biodiversité et de la biomasse » et une « atteinte non négligeable aux bénéfices tirés par l’homme de l’environnement » induite par leur usage. Par sa décision, la cour reconnaît ainsi une certaine causalité entre l’insuffisante évaluation des produits phytosanitaires et l’aggravation des atteintes à la biodiversité et à la santé.
Puisque la survie du « vaisseau Terre » prime sur tout le reste, Watson revendique de ne pas s’encombrer des clivages politiques ou des controverses idéologiques. « Politiquement, il n’existe pas de gauche ni de droite, parce que les conséquences d’une catastrophe écologique affectent tout le monde », résume-t-il.
La diversité microbienne, essentielle à notre santé et à celle de l’environnement, s’appauvrit sous l’influence des activités humaines. Une nouvelle étude décrit le projet “Microbiota Vault”, un coffre-fort suisse qui conserve des échantillons de microbiotes pour préserver cette richesse menacée.
Les raisons de la chute de Kodak ne sont donc pas à chercher dans un manque de vision de ses dirigeants. Dès les années 1970, l’entreprise s’est impliquée fortement dans la recherche et le développement (R&D) d’appareils photo et de caméras numériques. En 2000, elle consacrait jusqu’aux deux tiers de ses investissements de R&D au numérique.
« C’est cet effort sans précédent qui va permettre à l’entreprise de se construire un imposant portefeuille de brevets dans le domaine du numérique, portefeuille qui sera progressivement mis en vente pour éviter la faillite », souligne Albéric Tellier.

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Christophe Cassou Nous sommes entrés dans une guerre éclair contre la fabrique des savoirs, sans précédent dans son ampleur et dans sa brutalité. J’ai l’habitude d’utiliser la métaphore du thermomètre. Jusqu’à présent, on cassait le thermomètre et on s’attaquait ainsi aux indicateurs qui nous permettent d’évaluer de manière objective la réalité du bouleversement climatique. Aujourd’hui, on vise directement les personnes qui lisent le thermomètre : c’est-à-dire toutes celles et ceux qui produisent de la connaissance, dans toutes les disciplines. Il s’agit donc d’attaques contre des fondamentaux du faire-science : la collecte de données, leur partage, de leur analyse, leur intégration dans les processus de décision. Et ces attaques touchent en particulier les sciences du climat, de l’environnement, de la santé, de la justice environnementale, des inégalités sociales… Pourquoi ? Parce que ces « sciences de la durabilité » vont à l’encontre d’une idéologie qui se base sur l’accaparement des ressources naturelles au profit d’intérêts particuliers, et qui nie la dimension sociale des vulnérabilités causées par le changement climatique.
Ce livre propose une lecture originale des derniers textes romanesques de Céline. Il examine leur inventivité linguistique, leur humour, leur étrangeté, parfois, et surtout leur portée critique à l’égard des représentations de la mémoire d’une société qui veut oublier la guerre qui vient de s’achever, tout en en gardant à jamais le souvenir.
«J’avais l’impression que les femmes étaient invisibles», s’est désolé Tahzeebullah Muhazeb. Il a ajouté: «Les hommes et les enfants étaient traités en premier, mais les femmes étaient assises à l’écart, attendant d’être soignées.» Si aucun parent masculin n’était présent, a-t-il ajouté, les secouristes tiraient les femmes mortes par leurs vêtements, afin d’éviter tout contact avec leur peau.
Bolza said that other societal dynamics are enticing people to the peaks. “It is driven in part by the influence of social media and the growing promotion of outdoor activities,” he added. Mountain guides and rescuers who spoke with Outside also blamed the post-COVID popularity of outdoor recreation in the country. The surge, they said, has resulted in jam-packed trails, and inexperienced hikers venturing into dangerous terrain.
[Deepl] Bolza a indiqué que d’autres dynamiques sociétales incitent les gens à gravir les sommets. « Cela s’explique en particulier par l’influence des réseaux sociaux et la promotion grandissante des activités de plein air », a-t-il ajouté. Les guides de montagne et les sauveteurs qui se sont entretenus avec Outside ont également imputé cette popularité des loisirs de plein air dans le pays à la période post-COVID. Selon eux, cette augmentation a entraîné une forte affluence sur les sentiers et incité des randonneurs sans expérience à s’aventurer sur des terrains périlleux.
« *Nous avons créé Palantir pour assurer l’avenir de l’Amérique, pas pour bricoler à la marge. Dans les usines, dans les salles d’opération, sur les champs de bataille, nous construisons pour dominer. *» Dominer : toute une philosophie de vie, un mantra qui laisse rêveur. Bien éloigné en tout cas des positions humanistes supposées du Parti socialiste.
Le patron du Midtown Bar & Grill à Atlantic City était plutôt directif, mais il a bien fait d’obliger la jeune Eunice Kathleen Waymon à chanter, en plus de jouer du piano ! Sans le savoir, il venait de lancer la carrière de celle qui allait désormais se faire appeler Nina Simone…
JPMorgan went into damage-control mode. It opened an internal review – code name: Project Jeep – and discussed Epstein at board meetings. Late that year, the bank did something it should have been doing all along: It filed a report with federal regulators that retroactively flagged as suspicious some 4,700 Epstein transactions – totaling more than $1.1 billion and including hundreds of millions of dollars in payments to Russian banks and young Eastern European women who were brought to the United States, according to investigators working for Senator Ron Wyden who have been digging into Epstein’s financial backers.
[Deepl] JPMorgan est alors entré en mode « contrôle des dégâts ». Il a lancé une enquête interne, baptisée « Project Jeep », et a discuté du cas Epstein lors de réunions du conseil d’administration. À la fin de cette année-là, la banque a effectué une démarche qu’elle aurait dû entreprendre depuis longtemps : elle a déposé un rapport auprès des autorités fédérales de réglementation qui signalait rétroactivement comme suspectes quelque 4 700 transactions d’Epstein, totalisant plus de 1,1 milliard de dollars et comprenant des centaines de millions de dollars de paiements à des banques russes et à de jeunes femmes d’Europe de l’Est amenées aux États-Unis, selon les enquêteurs travaillant pour le sénateur Ron Wyden qui ont approfondi les recherches sur les bailleurs de fonds d’Epstein.
La succession de catastrophes peut, au contraire, accréditer l’idée qu’il est possible de « vivre avec ». C’est le piège de l’accoutumance. Les psychologues savent aussi que la connaissance du risque n’induit pas nécessairement son évitement : les fumeurs ont beau être informés des dangers du tabac, ils n’en continuent pas moins de fumer… En matière de climat, la pédagogie de la catastrophe connaît les mêmes limites. Les victimes du réchauffement acceptent difficilement d’être culpabilisées. Elles ont plutôt tendance à rechercher des causes extérieures et des boucs émissaires.
Le risque est bien de mettre le design au service de l’IA plutôt que l’inverse. Pas étonnant alors que la réponse alternative et radicale, qui consiste à penser la personnalisation des interfaces sans algorithmes, gagne de l’audience, comme c’est le cas sur le Fediverse, de Peertube à Mastodon qui optent pour un retour à l’éditorialisation humaine
Ce n’est pas la première fois qu’un grand constructeur est pris en flagrant délit (on se souvient des nombreuses fois où Samsung a tweeté depuis un iPhone). Mais ici, l’hypothèse de l’IA est presque pire. Cela signifierait que même les intelligences artificielles, quand on leur demande de dessiner une tablette, pensent spontanément à un iPad. C’est ce qu’on appelle avoir perdu définitivement la bataille de l’image.
L’obésité s’est envolée ces dernières années chez les enfants et adolescents matraqués par la publicité pour la malbouffe, devenant même cette année la première forme de malnutrition chez les 5-19 ans dans le monde, devant la sous-alimentation, alerte mardi l’UNICEF. […] Des produits souvent moins chers que les aliments frais, fruits, légumes ou protéines qu’ils remplacent petit à petit dans le régime alimentaire des familles.
Où trouvent-ils à gagner leur vie ? En devenant livreurs, pour beaucoup. Selon l’Asia Society Policy Institute, dont je tire beaucoup de ces infos, un employé sur cinq des deux principales compagnies de livraison est diplômé, 70 000 d’entre eux ont des maîtrises. Même pour ces emplois précaires, l’avenir s’assombrit, la Chine étant à l’avant-garde dans la livraison par drone ou par véhicule intelligent. […] On compte en Chine 626 millions de caméras de surveillance, donc presque une caméra pour deux citoyens.
« J’ai été frappé de découvrir autant de parallèles entre la manière d’agir de Mussolini et celle des leaders populistes de droite actuels, dit le réalisateur. Je les ai mis en évidence, mais j’ai compris qu’il valait mieux laisser le public faire les rapprochements lui-même. C’est pour ça que j’ai gardé la réplique “make Italy great again”, mais sans insister davantage. Les parallèles sont évidents dans les faits mêmes. »
Los resultados del estudio resaltan lo erróneo de los enfoques que inciden en la importancia del ejercicio y tratan de soslayar la necesidad de políticas que faciliten una reducción de consumo de comida, en particular la ultraprocesada.
[Deepl] Les résultats de l’étude soulignent le caractère lacunaire des approches qui mettent l’accent sur la nécessité de faire de l’exercice et cherchent à éluder la nécessité de mettre en place des politiques favorisant une diminution de la consommation alimentaire, en particulier celle des aliments ultra-transformés.
Certes, le courrier rédigé par Michel Forst n’a aucune valeur contraignante. Mais, « les traités internationaux sont supérieurs aux lois : une telle lettre produite dans le cadre d’une procédure peut avoir un impact sur un juge administratif, s’enthousiasme Pia Savart, juriste pour France Nature Environnement, dont fait partie l’Apieee. Protéger les associations de terrain est crucial car ce sont elles qui font le travail de fond : s’en prendre à elles, c’est entraver la protection de l’environnement. »
Cette semaine, nous vous conseillons : Collaborations. Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires par Laurent Mauduit ; Big Bad Pharma, ça suffit ! Changer l’économie du médicament pour mieux soigner par Gaëlle Krikorian et Médecins du monde ; Les capitalismes contemporains par Dominique Plihon ; Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ? par Cédric Durand.
“En choisissant de frapper au Qatar, un État du Golfe qui mène les négociations de cessez-le-feu et de libération des otages israéliens à Gaza” et “qui abrite la plus grande base militaire américaine de la région”, Israël a “fait sauter une nouvelle digue”, analyse l’Orient-Le Jour.
Des socialistes à La France insoumise, en passant par les communistes et les Verts, le mouvement a reçu le soutien quasi unanime de l’opposition – ce qui a de quoi surprendre, au vu des revendications parfois radicales des contestataires. Seul le Rassemblement national de Marine Le Pen a pris ses distances avec eux, après la bienveillance des débuts.
Un murale di Banksy è comparso sul palazzo delle Royal Courts of Justice di Londra, uno dei luoghi simbolo della giustizia britannica. L’opera raffigura un giudice in toga e con la tradizionale parrucca, intento a colpire con il martelletto processuale un manifestante steso a terra. La scelta del luogo, che ospita sia l’Alta corte sia la Corte d’appello, ha avuto un effetto immediato: come scritto dalla rivista Open, la polizia metropolitana ha avviato un’indagine per atti vandalici e l’amministrazione ha già predisposto la rimozione del murale.
[Deepl] Une fresque murale de Banksy est visible sur le palais de justice Royal Courts of Justice de Londres, l’un des lieux emblématiques de la justice britannique. L’œuvre représente un juge en toge et perruque traditionnelle, frappant avec son marteau un manifestant allongé sur le sol. Le choix du lieu, qui abrite à la fois la Haute Cour et la Cour d’appel, a eu un effet immédiat : comme l’écrit le magazine Open, la police métropolitaine a ouvert une enquête pour actes de vandalisme et l’administration a déjà prévu le retrait de la fresque.
ReConcrete is a rigorous exercise in circularity, embedding three distinct waste streams – raw ceramic offcuts, post-firing rejects and cathode ray glass – into porcelain slabs whose subtle tonal shifts and irregular grain echo the hand-troweled qualities of in-situ concrete.
[Deepl] ReConcrete est un exercice rigoureux de circularité, intégrant trois flux de déchets distincts - chutes de céramique brute, rebuts post-cuisson et verre cathodique - dans des dalles de porcelaine dont les subtiles variations de teintes et le grain irrégulier rappellent les qualités du béton taloché à la main.
Cependant, contrairement ce que beaucoup d’adeptes de ces méthodes croyaient, cette séquestration du carbone n’est pas infinie : selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature le 3 septembre dernier, ce potentiel de stockage est en fait 10 fois plus limité que ce que l’on imaginait jusqu’à présent. […] Un stockage massif du carbone dans les sols présente également des risques qui n’ont pas encore été bien évalués, comme la contamination des eaux souterraines.
Le labour, en particulier, remettait tout à zéro chaque année, en détruisant certes nombre d’éléments indésirables - en particulier les « mauvaises herbes » (adventices) - mais au prix d’une destruction systématique de la vie du sol. En prenant du recul, on peut estimer que ce que l’on a longtemps appelé le « travail du sol » consiste en fait à tuer la vie qui s’y trouve ! On n’aère pas le sol, on le tasse et le compacte, provoquant ensuite ruissellement et érosion.

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Preuve du cynisme des mastodontes technologiques incriminés, l’ICMP dénonce l’énergie avec laquelle ces entreprises « poussent agressivement les autorités à accorder des exceptions d’utilisation gratuite » de catalogues protégés par le droit d’auteur, « tout en essayant de garantir que personne ne puisse accéder à leurs données dans les mêmes conditions. » En Europe, la loi sur l’IA adoptée en 2024 les oblige pourtant à divulguer des informations détaillées sur leurs fameuses « données d’entraînement ». L’ICMP, dont le travail s’est fait à la suite de plusieurs actions en justice, notamment des trois majors de la musique (Universal, Sony, Warner), n’entend pas s’arrêter là.
Avec l’IA, pourtant, tout le monde nous dit que nos ordinateurs vont devenir plus intelligents, raille Bogost. « Pendant des années, on nous a dit que les interactions fluides avec nos appareils finiraient par se généraliser. Aujourd’hui, nous constatons le peu de progrès accomplis vers cet objectif ».
« L’intelligence artificielle d’Apple – en réalité, l’IA générative dans son ensemble – met en lumière une triste réalité. L’histoire des interfaces d’ordinateurs personnels est elle aussi une histoire de déceptions ». On est passé des commandes ésotériques pour retrouver des fichiers à l’arborescence des répertoires. Mais ce progrès nous a surtout conduit à crouler sous les données. Certes, on trouve bien mieux ce qu’on cherche en ligne que dans nos propres données.
Mais quand j’entends « Rami, pense à ta famille », c’est comme si c’était moi le responsable si ma famille était tuée sous les bombes, dans les boucheries, les israéleries que nous sommes en train de vivre. Ce ne serait pas le tueur le responsable. On dira « il fallait partir ». Comme s’il n’avait pas fallu plutôt arrêter le génocide, l’occupation, libérer la Palestine. Non, ce serait seulement : vous avez fait une erreur, vous devez assumer collectivement. Si vous ne quittez pas Gaza, vous allez être massacrés et ce sera votre faute. Ainsi, tout ce qui arrive, et tout ce qui peut arriver à ma famille, c’est de ma faute.
Au total, les patients ne sont pas responsables de la hausse des dépenses de santé et de l’augmentation de la part publique de leur financement. Les besoins augmentent pour des raisons structurelles et du fait de chocs externes. Les patients ne sont pas coupables, pourtant ils sont culpabilisés et sanctionnés.
Après avoir nié la Nakba [“catastrophe” en arabe, désignant l’exil massif forcé des Palestiniens à la création d’Israël] pendant des décennies, allant jusqu’à interdire le terme lui-même, les parlementaires israéliens sont aujourd’hui tout fiers de dire qu’Israël est en train de mener une deuxième Nakba à Gaza.
Surtout, cette taxe pourrait corriger les inégalités de patrimoine, qui se sont creusées depuis trente ans. Tout en haut de l’échelle sociale, les 0,1 % les plus privilégiés ont vu leur richesse s’envoler grâce à l’essor des entreprises qu’ils contrôlent et à la hausse de l’immobilier. Entre 1996 et 2025, le patrimoine des 500 premières fortunes professionnelles françaises a été multiplié par 14, selon le magazine Challenges. Si bien que la fortune d’Axel Dumas (Hermès), Bernard Arnault (LVMH) et des autres « 500 » équivaut aujourd’hui à plus de 40 % du PIB annuel, contre 6 % en 1996.
Una delle caratteristiche più innovative di questa colla biologica è l’integrazione di composti antibatterici. I ricercatori hanno incorporato vancomicina e gentamicina direttamente nel filamento, creando anche una protezione attiva contro le infezioni post-operatorie.
Nei test di laboratorio, sia in colture su piastre di Petri che in soluzioni liquide, la “stampa diretta” della colla biologica sulle ossa ha prevenuto efficacemente la crescita di E. coli e S. aureus, due batteri comuni che causano infezioni chirurgiche. Le proprietà fisiche del materiale permettono il rilascio graduale dei farmaci, che si diffondono direttamente sul sito chirurgico per diverse settimane.
[Deepl] L’une des caractéristiques les plus innovantes de cette colle biologique est l’intégration de composés antibactériens. Les chercheurs ont incorporé de la vancomycine et de la gentamicine directement dans le filament, créant ainsi une protection active contre les infections postopératoires.
Lors des tests en laboratoire, tant dans des cultures sur des boîtes de Pétri que dans des solutions liquides, l’« impression directe » de la colle biologique sur les os a efficacement empêché la croissance d’E. coli et de S. aureus, deux bactéries courantes responsables d’infections chirurgicales. Les propriétés physiques du matériau permettent la libération progressive des médicaments, qui se diffusent directement sur le site chirurgical pendant plusieurs semaines.
Falar em “problema da imigração” é, na verdade, inverter a realidade. O verdadeiro problema é a persistência de um instinto pré-histórico, reforçado ainda por narrativas religiosas exclusivistas num mundo interdependente, onde a cooperação global é não só inevitável como absolutamente necessária. A xenofobia é um fóssil psicológico; insistir nela é como recusar a agricultura com medo de plantar sementes que não conhecemos. A evolução já nos mostrou que prosperamos quando abrimos portas, prosperamos quando aprendemos com a diferença, prosperamos quando trocamos visões do mundo. O desafio não é erguer mais muros, mas derrubar os que ainda carregamos dentro da nossa cabeça. Só quando entendermos que a diversidade é uma força e não uma ameaça é que deixaremos de ver pessoas como “estrangeiros” e passaremos a vê-las pelo que são: seres humanos, iguais a nós, com histórias para acrescentar à nossa. Tudo o resto é pré-história.
[Deepl] Parler de « problème d’immigration » revient en fait à inverser la réalité. Le véritable problème est la persistance d’un instinct préhistorique, renforcé par des récits religieux exclusifs dans un monde interdépendant, où la coopération mondiale est non seulement inévitable, mais absolument nécessaire. La xénophobie est un fossile psychologique ; insister sur elle revient à refuser l’agriculture par peur de planter des graines que nous ne connaissons pas. L’évolution nous a déjà montré que nous prospérons lorsque nous ouvrons nos portes, que nous prospérons lorsque nous apprenons de la différence, que nous prospérons lorsque nous échangeons nos visions du monde. Le défi n’est pas d’ériger davantage de murs, mais d’abattre ceux que nous avons encore dans notre tête. Ce n’est que lorsque nous comprendrons que la diversité est une force et non une menace que nous cesserons de voir les gens comme des « étrangers » et que nous commencerons à les voir pour ce qu’ils sont : des êtres humains, égaux à nous, avec des histoires à ajouter à la nôtre. Tout le reste appartient à la préhistoire.
In a landmark settlement, Anthropic, a leading artificial intelligence company, has agreed to pay $1.5 billion to a group of authors and publishers after a judge ruled it had illegally downloaded and stored millions of copyrighted books. The settlement is the largest payout in the history of U.S. copyright cases. Anthropic will pay $3,000 per work to 500,000 authors. The agreement is a turning point in a continuing battle between A.I. companies and copyright holders that spans more than 40 lawsuits across the country. Experts say the agreement could pave the way for more tech companies to pay rights holders through court decisions and settlements or through licensing fees.
[Deepl] Dans le cadre d’un accord historique, Anthropic, une entreprise leader dans le domaine de l’intelligence artificielle, a accepté de verser 1,5 milliard de dollars à un groupe d’auteurs et d’éditeurs après qu’un juge ait statué qu’elle avait illégalement téléchargé et stocké des millions de livres protégés par le droit d’auteur. Cet accord est le plus important versement jamais effectué dans l’histoire des affaires de droit d’auteur aux États-Unis. Anthropic versera 3 000 dollars par œuvre à 500 000 auteurs. Cet accord marque un tournant dans la bataille qui oppose depuis longtemps les entreprises d’intelligence artificielle et les détenteurs de droits d’auteur, et qui a donné lieu à plus de 40 procès à travers le pays. Selon les experts, cet accord pourrait ouvrir la voie à d’autres entreprises technologiques qui verseraient des redevances aux détenteurs de droits par le biais de décisions de justice, d’accords à l’amiable ou de droits de licence.
Habituellement, les températures de surface de ces eaux tropicales tombent à 19 °C grâce à l’upwelling saisonnier. Mais en mars 2025, la température a difficilement baissé jusqu’à 25 °C. Outre les températures mesurées par satellite, la collaboration avec le Max Plank Institute a permis à l’équipe d’accéder à des données en profondeur enregistrées par un navire de l’institut allemand. Données qui ont confirmé le diagnostic : en 2025, les couches d’eau froide profondes et les couches d’eau chaude en surface sont restées très stratifiées, autrement dit la circulation d’eau qui caractérise l’upwelling n’a pas eu lieu.
Au terme de son enquête, la journaliste est perplexe. Certes, elle observe que l’“étiquette TDAH” *est un soulagement pour les femmes concernées, car elle leur permet *”de s’accepter et de se résigner à l’idée qu’elles ne peuvent pas satisfaire aux attentes élevées d’une société de la prestation”. Mais en attribuant son inadéquation à un trouble, on continue d’en faire un problème individuel plutôt que sociétal, relève-t-elle. Ce sont les individus qui dysfonctionnent, et non la société qui est trop exigeante.
“Les contes africains donneront des réponses à la paléontologie, à l’origine des hommes, et à l’origine de la mort. Par exemple chez les Dogons au Mali l’origine de la mort est venue en même temps que l’origine de la parole : c’est à dire que les hommes étaient immortels tant qu’ils n’avaient pas de langage articulé. A partir du moment où Dieu leur a donné la parole, ils ont commencé à mourir puisqu’ils pouvaient l’un l’autre se dire : Tu vas mourir.”
Ayant atteint l’âge vénérable de 99 ans, la grande vieillesse lui accorde un détachement que Lévi-Strauss appelait le « regard éloigné », une manière de sagesse pour décrire le monde présent et passé, raconter, de son point de vue de femme, le siècle qu’elle a traversé avec un certain entrain, en dépit des tragédies qui l’ont ponctué et infléchi sa vie.
Jusqu’où peut conduire l’esthétisation du politique ? Alors que vient de sortir sur nos écrans le documentaire “Leni Riefenstahl, la lumière est les ombres”, qui s’intéresse au cas de celle qui fut la cinéaste d’Hitler, plongeons dans le cœur vénéneux de la fascination esthétique pour le nazisme.
Sembrava un invito salutare, un vaccino contro l’indifferenza. Ma col tempo è diventato chiaro che non era così: l’indignazione non ha risvegliato, ha addormentato. Non ha acceso energie costruttive, ma si è trasformata in un alibi sterilizzante. Ha offerto a ciascuno la sensazione di essere “dalla parte giusta” senza la fatica di costruire alternative. È diventata un gesto di vanità quotidiana, un segno identitario, un modo di dirsi io ci sono, io sento, io vedo senza però muovere un passo oltre la tastiera.
[Deepl] > Cela semblait être une invitation salutaire, un vaccin contre l’indifférence. Mais avec le temps, il est devenu évident que ce n’était pas le cas : l’indignation n’a pas réveillé les consciences, elle les a endormies. Elle n’a pas suscité d’énergies constructives, mais s’est transformée en un alibi stérilisant. Elle a donné à chacun le sentiment d’être « du bon côté » sans avoir à faire l’effort de développer des alternatives. Elle est devenue un geste de vanité quotidienne, un signe d’identité, une façon de dire je suis là, je ressens, je vois sans toutefois faire un pas au-delà du clavier.
Rappelez-vous que, lorsqu’une offense est sans gravité, la réaction la plus coutumière consiste à ne pas en faire cas ou à en rire. C’est du reste une très bonne option car elle fait de vous le juge de la gravité de l’offense en question, au lieu de laisser ce jugement aux soins de quelque arbitre extérieur. Faites l’économie d’un rire jaune ou provocateur : vous pouvez généralement neutraliser efficacement le coup d’épingle en faisant preuve d’autodérision (Je suis chauve ? Ça pique un peu, mais ce n’est pas faux). Ce faisant, vous pouvez même développer votre amour-propre.
L’UE survivra si elle adopte le style de gouvernance français : ce n’est pas uniquement l’Hexagone qui a besoin d’un impôt sur les grandes fortunes, c’est l’UE tout entière. Ce n’est pas uniquement le Centre national d’études spatiales français qu’il faut davantage subventionner, mais l’Agence spatiale européenne. Idem pour le développement des énergies renouvelables, c’est l’ensemble de l’Union qui doit viser l’indépendance énergétique.
Il y a 150 toilettes publiques à Munich. Berlin, elle, en compte 475 au total, dont seulement 107 sont gratuites. 107 W.-C. gratuits pour 3,6 millions d’habitants, voilà ce qu’on appelle un manque d’organisation. La plupart du temps, les femmes doivent débourser 50 centimes pour faire pipi – ce qui ne veut pas dire pour autant que les cabines seront suffisamment propres pour leur éviter d’avoir à faire des squats au-dessus de la cuvette. Les urinoirs, en revanche, sont généralement gratuits. Pourquoi ?
[…] Que retenir de tout cela ? Que l’espace public est inégalitaire, et reste dominé par les hommes. Que les femmes sont systématiquement oubliées. Et que certaines personnes n’ont même pas droit à des sanitaires adaptés à leurs besoins.
Clémence Cardon-Quint : L’idée que l’éducation est source d’enrichissement pour la société est déjà présente au XVIIIᵉ siècle. Mais au tournant des années 1960, l’essor de l’économie de l’éducation change la donne : on cherche désormais à quantifier la relation entre dépenses d’éducation et enrichissement individuel ou collectif, autrement dit à mesurer le rendement des dépenses d’éducation.